"Etre adulte, c'est être seul." Jean Rostand

Et bien si c'est cela je n'ai aucune envie d'être adulte !

Si ce n'est pas être adulte que vouloir me protéger, protéger ma famille, faire en sorte qu'on soit heureux ensemble, alors tant mieux si je ne le suis pas et que je ne le sois jamais ! Qu'on ne m'impose pas des choix qui ne sont pas les miens, juste parce que ça les soulage.

Qu'on ne me culpabilise pas d'être chrétienne, parce qu'une vraie chrétienne doit pardonner. Oui, effectivement, comme tout à chacun, un chrétien doit essayer de pardonner, et si après un long cheminement il y arrive, ce n'est pas pour oublier et reprendre comme avant. Il ne peut y avoir de réel pardon que si chacun fait un bout de chemin.

Qu'on ne me culpabilise pas de n'avoir qu'une mère et que ce soit "tout".

Qu'on ne me culpabilise pas d'être mère, qu'on ne me culpabilise pas de ne pas bien éduquer mes enfants.

Qu'on respecte ce que je suis, ce qui m'a construit, mon passé, mes erreurs, ce qui fait qu'on m'apprécie comme je suis aujourd'hui... ou pas !

Alors sur le chemin de l'acceptation, je pourrai être adulte, sans être seule, le coeur assez grand pour y mettre tous ceux que j'aime et tous ceux que je ne connais pas encore.

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Photo tirée du net et merci wikipedia :

Est considéré comme adulte la personne dont l'âge se situe après la période d'adolescence. L'accès à l'âge adulte n'est pas institutionnalisé, son seul critère légal est l'âge de la majorité qui varie selon les pays. L'adulte devient alors responsable de ses actes, de ses paroles et doit être capable de s'engager par ce qu'il produit (contrat de travail, actes civils, parentalité, etc.). Une maturité affective lui permettra de décohabiter, de se passer de ses parents, et de découvrir des sources personnelles d'affections. L'être adulte doit pour cela accéder à un esprit de responsabilité individuel et l'assumer en se projetant dans l'avenir en intégrant les normes, les valeurs, les interdits et satisfaire à ses obligations. La rencontre avec autrui et la capacité à établir des relations en se dégageant d'un égocentrisme (faire avec et au milieu des autres) devient un facteur de cohésion sociale, garant d'une vie en société décente et acceptable pour tous.

Une des caractéristiques de cette période de la vie adulte tient à son parcours non linéaire, constitué de multiples changements et de choix auxquels il aura à faire face. La structuration de la vie adulte est constituée d’un trajet au cours duquel l'adulte fait des expériences, des réalisations qui vont au fur et à mesure l'amener d'une dépendance ou relative dépendance, à une plus grande autonomie, qui sera signe de maturité. Ce processus de maturité implique l'adaptation à de nouveaux rôles, la résolution d’indécision, la modification d'attitudes trop exclusives, l'acquisition de nouvelles compétences, l'acceptation de l'incertitude de l'avenir.

La vie adulte peut être séquencée en trois périodes qui correspondent à ses avancées dans sa structuration : le jeune adulte, l'adulte au mitan de sa vie, et l'adulte accompli. Les expériences réalisées au cours de ces étapes permettent le passage de l'une à l'autre, sans pour autant pouvoir les délimiter ; elles doivent permettre à l'adulte de se saisir des clefs de compréhension des codes qui lui seront indispensables pour préserver, et si possible consolider, son autonomie. Pour être considéré adulte l'autonomie acquise doit recouvrir plusieurs champs : physiologique (fonctionnelle, corporelle) ; financier (subvenir à ses besoins) ; de pensée (prise de position personnelle, distinguer l'essentiel de l'accessoire, maîtrise du jugement, prévoir les conséquences de ses actes) et morale (distinction du bien et du mal, hiérarchisation de ses propres valeurs, honorer ses engagements).